L’essentiel
- Les repères les plus répandus en France : jaune pour les emballages (et souvent les papiers), vert pour le verre, gris ou noir pour les ordures non recyclables, bleu pour les papiers et cartons, marron pour les biodéchets.
- Aucune loi n’impose ces couleurs. Ce sont des recommandations (ADEME) et une norme AFNOR d’application volontaire. Les consignes de votre commune ou de votre prestataire font foi.
- Depuis le 1er janvier 2023, tous les emballages vont dans le bac jaune en métropole, quelle que soit leur matière. Les boîtes de conserve aussi, jamais dans le conteneur à verre.
- En entreprise, le décret 5 flux impose de séparer les déchets, pas de choisir une couleur. La couleur oriente, le pictogramme et le libellé confirment.
Jaune, vert, bleu, marron, rouge : chaque couleur de poubelle correspond à une filière de traitement. Voici le code couleur du tri sélectif tel qu’il s’applique aujourd’hui, ce que dit (et ne dit pas) la réglementation, et comment l’appliquer sans erreur dans des locaux professionnels.
Le code couleur des poubelles en France
Une couleur de poubelle ne désigne pas une matière. Elle désigne une destination : le camion qui viendra la vider et le centre qui traitera son contenu. C’est pour cela qu’une canette en aluminium, une brique de lait et un pot de yaourt en plastique cohabitent dans le même bac jaune : ils partent tous au centre de tri des emballages.
| Couleur | Ce qu’elle reçoit | Ce qui n’y va pas |
|---|---|---|
| Jaune | Tous les emballages (plastique, métal, carton, briques) et, dans la plupart des communes, les papiers | Objets en plastique qui ne sont pas des emballages, verre |
| Vert | Verre d’emballage : bouteilles, bocaux, pots | Vaisselle, vitres, miroirs, ampoules, boîtes de conserve |
| Gris ou noir | Ordures ménagères résiduelles, non recyclables | Tout ce qui a une filière de tri |
| Bleu | Papiers et cartons collectés à part | Papiers gras ou souillés |
| Marron | Biodéchets : restes de repas, épluchures, marc de café | Emballages, même compostables selon les filières |
| Rouge | Métal, surtout en entreprise et en industrie | Varie selon le prestataire |
La poubelle jaune : emballages et papiers
Depuis le 1er janvier 2023, la simplification du geste de tri couvre la quasi-totalité de la métropole : tous les emballages vont dans le bac jaune, y compris les films, sachets, pots, barquettes et tubes qui en étaient exclus avant. Les boîtes de conserve, canettes, capsules et couvercles métalliques y vont aussi.
Deux règles conditionnent la qualité du tri : déposer les emballages en vrac, sans les imbriquer, et les vider sans les laver. Le détail des déchets acceptés figure dans notre guide sur l’utilisation de la poubelle jaune.
La poubelle verte : le verre d’emballage
Bouteilles, bocaux, pots de confiture ou de yaourt en verre. Les bouchons et capsules se retirent et partent au bac jaune. Vaisselle, verres à boire, vitres, miroirs et ampoules sont exclus : leur composition perturbe la refonte du verre d’emballage, et une seule pièce peut dégrader un lot entier.
Attention, dans certaines collectivités, le vert sert aux déchets verts ou aux biodéchets. C’est la confusion la plus fréquente lors d’un changement de site.
La poubelle grise ou noire : le non recyclable
Mouchoirs, essuie-tout souillés, objets composites, petits objets en plastique qui ne sont pas des emballages. Son contenu n’est pas retrié : tout ce qui y finit par défaut est perdu pour le recyclage.
La poubelle bleue : papiers et cartons
Peu présente chez les particuliers, elle est très répandue dans le tertiaire, où le papier pèse lourd dans les volumes, et sur les colonnes d’apport volontaire. On y dépose feuilles imprimées, enveloppes, journaux, magazines, prospectus et petits cartons. Certains bureaux ajoutent un bac bleu dédié aux papiers confidentiels, avec serrure ou fente.
La poubelle marron : les biodéchets
Restes de repas, épluchures, marc de café, déchets de préparation. Le marron est parfois remplacé par un vert foncé. Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets concerne tous les producteurs, particuliers comme professionnels, sans seuil de quantité. Selon les sites, la solution passe par un composteur, une collecte dédiée ou des poubelles à biodéchets installées au plus près de la production.
Rouge, blanc, violet : les couleurs propres au bureau
En collecte municipale, le métal rejoint le bac jaune. En entreprise, il est souvent isolé dans un bac rouge. Pour les flux spécifiques au bureau (gobelets, piles, cartouches d’impression, capsules), les couleurs varient d’un équipementier ou d’un prestataire à l’autre. Sur ces flux, seule la signalétique apposée sur le bac fait foi.
Existe-t-il une norme officielle pour la couleur des poubelles ?
Non, aucun texte n’impose un code couleur unique et opposable. La collecte des déchets ménagers relève des communes et de leurs groupements, et chaque territoire a constitué son parc de bacs à sa propre date. Trois jalons encadrent pourtant l’harmonisation :
- 2016, recommandations de l’ADEME : jaune pour les emballages (avec ou sans papiers), bleu pour les papiers-cartons, vert pour le verre, brun pour les biodéchets, gris pour les déchets résiduels. Ce sont des préconisations : les collectivités ne sont pas tenues de les adopter.
- 2018, feuille de route économie circulaire : sa mesure 19 fixait un objectif d’harmonisation des couleurs des contenants en quatre ans.
- 2022, norme AFNOR XP H96-325 « Couleurs de référence identifiant les consignes de tri sur les contenants à déchets », publiée le 2 juin 2022. C’est une norme expérimentale, d’application volontaire.
Dans les faits, l’harmonisation avance au rythme du renouvellement des bacs. Des écarts subsistent d’une commune à l’autre : bac bleu présent ou non, vert pour le verre ou pour les biodéchets, couleur portée par le corps du bac ou seulement par le couvercle.
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Obtenir mon devisCouleur des poubelles en entreprise : ce que dit la réglementation
Le décret 5 flux impose la séparation, pas la couleur
Le décret n° 2016-288 du 10 mars 2016, codifié aux articles D. 543-278 et suivants du code de l’environnement, oblige à trier à la source cinq flux : papier et carton, métal, plastique, verre, bois. La liste a depuis été étendue à d’autres flux, surtout pour le BTP. Sont concernées les structures collectées par un prestataire privé, et celles collectées par le service public qui produisent plus de 1 100 litres de déchets par semaine sur une même implantation.
Le texte ne prescrit aucune couleur de contenant. En cas de contrôle, ce qui compte est un tri effectif et l’attestation annuelle de collecte et de valorisation remise par le prestataire. Le détail des seuils et des sanctions est dans notre article sur l’obligation de tri 5 flux en 2026.
Les biodéchets s’ajoutent depuis 2024
Depuis le 1er janvier 2024, tout professionnel qui produit des déchets alimentaires doit les trier à la source, sans seuil. Un îlot jaune, bleu, vert et gris ne suffit plus à un site qui a une cuisine, une cantine ou une salle de pause utilisée pour déjeuner. La restauration collective et les établissements scolaires sont les premiers concernés : voir nos solutions de tri pour la restauration.
Le code couleur de nos poubelles de tri professionnelles
Faute de norme imposée, il faut bien choisir une convention. Voici celle de notre gamme, avec la référence RAL de chaque teinte. Elle reprend les repères nationaux pour les grands flux et ajoute des couleurs dédiées aux déchets de bureau.
| Flux | Couleur | Référence RAL |
|---|---|---|
| Emballages / plastique | Jaune colza | RAL 1021 |
| Papier (et papiers confidentiels) | Bleu ciel | RAL 5015 |
| Verre | Vert jaune | RAL 6018 |
| Métal | Rouge signalisation | RAL 3020 |
| Autres déchets (non recyclables) | Gris clair | RAL 9022 |
| Biodéchets | Marron | RAL 8001 |
| Gobelets | Blanc | RAL 9016 |
| Piles | Violet | RAL 4008 |
| Cartouches d’impression | Marron | RAL 8001 |
Remarquez que biodéchets et cartouches partagent le même marron. C’est la démonstration que la couleur seule ne suffit pas : sur chaque bac, la sérigraphie ou la plaque signalétique précise le flux.
Si votre site suit déjà un autre code, ou si celui de votre collectivité diffère, plusieurs modèles se personnalisent sur devis : changement de couleur, ouverture calibrée sur mesure, adaptation de la signalétique, intégration de langues étrangères, ajout de braille, de votre logo ou d’un pictogramme. Pour compléter un équipement existant, il existe aussi des pictogrammes et affiches de tri.
Comment définir le code couleur de vos locaux en 5 étapes
1. Partir des flux réellement produits. Un cabinet de conseil génère surtout du papier, des gobelets et des emballages de déjeuner. Un atelier génère du carton, du film plastique et du bois de palette. Ils n’ont pas besoin du même nombre de bacs.
2. S’aligner sur le schéma local. Vos équipes reproduisent au bureau le geste appris à la maison. Reprendre les couleurs de la collectivité qui vous collecte réduit mécaniquement les erreurs.
3. Une couleur, un flux, partout. Le jaune doit signifier la même chose à l’accueil, en salle de pause et au troisième étage. Et une seule règle pour tout le parc : couleur portée par le corps du bac, ou par le couvercle, pas un mélange des deux.
4. Doubler la couleur par la signalétique. Un pictogramme et un libellé écrit restent lisibles pour un visiteur, un intérimaire ou une personne daltonienne. La couleur oriente de loin, le pictogramme confirme de près. Pour décoder les logos présents sur les emballages eux-mêmes, voir notre guide de tous les logos et symboles du recyclage.
5. Grouper les bacs en îlots. Une poubelle isolée dans un couloir devient la poubelle générale, quelle que soit sa couleur. Un îlot qui regroupe les flux force le choix au moment du geste.
Prenons un exemple. Une PME de 40 personnes sur deux étages met en place quatre flux : papier, emballages, biodéchets, non recyclable. Plutôt qu’une corbeille sous chaque bureau, elle installe un îlot de quatre bacs par étage, près des circulations. Le tri devient le chemin par défaut, et la part de non recyclable baisse.
Les erreurs de code couleur les plus fréquentes
- Mettre les boîtes de conserve avec le verre. Elles sont en acier : elles vont au bac jaune.
- Compter sur la couleur seule. Sans libellé, un bac bleu reste ambigu entre papier, gobelets et bouteilles selon les habitudes de chacun.
- Passer de deux à sept bacs d’un coup. Mieux vaut avancer par étapes, en commençant par les flux les plus volumineux.
- Équiper sans regarder le flux dominant. Des bacs à verre dans un open space qui produit surtout du papier et des gobelets, ce sont des contenants vides à côté de contenants saturés.
D’autres pièges sont détaillés dans les 10 erreurs de tri les plus fréquentes.
Vous équipez ou réorganisez des locaux ? Nos poubelles de tri pour entreprise se configurent flux par flux, avec la couleur et le pictogramme de chacun. Décrivez votre configuration : un conseiller vous rappelle sous 48h avec un devis gratuit et sans engagement.
Questions fréquentes
Quelle est la couleur de la poubelle pour le plastique ?
Le jaune. Depuis 2023, le bac jaune accepte tous les emballages en plastique en métropole, y compris films, sachets, pots, barquettes et tubes. Un objet en plastique qui n’est pas un emballage (jouet, stylo, cintre) va avec les ordures résiduelles, sauf filière spécifique.
Que met-on dans la poubelle bleue ?
Les papiers et cartons collectés séparément : feuilles, enveloppes, journaux, magazines, prospectus, petits cartons. Elle est courante en entreprise et en apport volontaire, plus rare en collecte individuelle. Les papiers gras ou souillés en sont exclus.
Dans quelle poubelle jeter les boîtes de conserve ?
Dans le bac jaune, avec les emballages. La boîte de conserve est en acier et suit la filière des emballages métalliques, pas celle du verre. Il suffit de bien la vider, inutile de la laver.
Existe-t-il une norme officielle pour la couleur des poubelles ?
Il existe des repères, pas d’obligation. L’ADEME a publié des recommandations de couleurs en 2016 et l’AFNOR une norme expérimentale (XP H96-325) en 2022, toutes deux d’application volontaire. Les communes et leurs groupements restent libres de leur schéma de collecte.
Quelle couleur pour les biodéchets ?
Le marron le plus souvent, parfois le vert foncé selon les collectivités et les équipementiers. Depuis le 1er janvier 2024, le tri à la source des biodéchets est obligatoire pour tous les producteurs, professionnels compris, sans seuil de quantité.
Faut-il des poubelles de couleur pour être conforme au décret 5 flux ?
Non. Le décret impose de séparer les flux à la source et d’en assurer la valorisation, pas d’utiliser une couleur donnée. La conformité se démontre par un tri effectif et l’attestation annuelle de valorisation. La couleur reste un outil pour que le tri soit bien fait.
Quelle couleur pour les gobelets et les piles au bureau ?
Il n’y a pas de convention nationale sur ces flux. Dans notre gamme, les gobelets sont en blanc et les piles en violet, mais d’autres équipementiers font d’autres choix. Fiez-vous au pictogramme et au libellé écrit sur le collecteur.
Peut-on choisir la couleur de ses poubelles de tri ?
Oui. Plusieurs de nos bornes et îlots de tri existent dans les couleurs standard de chaque flux et se personnalisent sur devis : changement de couleur, signalétique adaptée, langues étrangères, braille ou logo. Utile pour s’aligner sur le schéma de votre collectivité ou sur votre charte interne.













